REVUE DE PRESSE DU 15 novembre au 21 novembre 2015

Publié le 4 décembre 2015

De l’interrogation à la nécessité de maintenir le COP21 : le cataclysme du terrorisme.

Le ciel de la COP21 s’assombrit dans la presse de cette semaine.

Après les attentats de Paris, Le Monde titre « Incertitude sur la tenue à paris de la COP21… ». Nous apprenons dimanche et lundi que la tenue de ce « grand rendez-vous des chefs d’Etat du monde » ainsi que des manifestations en marge de l’événement sont étudiées car « les risques sont énormes » vu, notamment, le nombre de participants et de militants. Mais le lendemain, LE FIGARO nous informe que Manuel Valls a confirmé que « la COP21 elle-même (…) serait maintenue. ». En effet, comme l’avait précisé, la veille Martine Valo, dans Le Monde, « Les risques sont énormes, mais les attentes aussi ». La conférence sur le climat aura donc lieu mais « à voilure réduite », précise LE FIGARO. « Même avant » le drame du 13 novembre l’organisation d’un tel événement était « un casse-tête de sécurité majeur ». Ainsi des événements sont menacés d’annulation par crainte de mouvements de foule incontrôlés.

Les négociations sont maintenues mais qu’en est-il de l’action de la société civile?

Comme le précise Martine Valo, la CPO21 « devait être un rendez-vous plein d’espoir ». Pour éviter l’annulation de la grande marche prévue le 29 novembre, Julie Deruy de l’association Avaaz, dans LE FIGARO le 17 novembre annonce qu’il y « aura aussi une discussion avec la Préfecture de police. ». Malheureusement le lendemain TELERAMA titre « CPO21 : le gouvernement interdit les grandes manifestations publiques ». Cette interdiction est mal vécue par les organisations car aucune solution n’a été acceptée. Le journaliste Christian Losson utilise même le terme « Abus » car « les autorités ont récusé toute alternative, tel qu’un rassemblement dans un stade. » Le lendemain, sa consoeur Weronika Zarachowicz soulève la question « Fallait-il interdire toutes les manifestations citoyennes revendicatives? ». La polémique est justifiée par les choix politiques qui ont maintenu d’autres événements. De plus, comme le souligne Alix Mazounie du Réseau Action Climat, « le dialogue a été difficile dès le départ ».

Malgré l’état d’urgence il faut continuer à se mobiliser. L’interdiction n’arrêtera pas la détermination de la société civile. Comme le rappelle TELERAMA, le 18 novembre, « 2173 événements se préparent dans plus de 150 pays ». Il s’agit de « maintenir vivant le débat démocratique » et de « peser sur des politiques aux ambitions climatiques terriblement limitées », souligne Weronika Zarachowicz. Cette nécessité de se faire entendre est partagée par les plus grands, de Nicolas Sarkozy à Nicolas Hulot, tous sont du même avis.

La nécessité de maintenir la COP21, une volonté unanime mais des raisons différentes

Comme le précise LE FIGARO, le 17 novembre, Nicolas Sarkozy ne soutien pas l’annulation de la COP21 car cela serait une signe d’intimidation. Cet avis est partagé par Donald Tusk, le président du Conseil européen. Par contre, pour Nicolas Hulot, que l’on peut lire dans un billet publié par Les Echos, le samedi 20 novembre, le simple report d’un tel événement l’indigne. Selon lui, le climat et le terrorisme sont liés. Ainsi les mouvements de population et la misère causés par la sécheresse sont « le lit de tous les extrémistes ». De plus la dépendance de la population aux énergies fossiles, comme le pétrole contrôlé par Daech, contribue à « l’instabilité géopolitique ». Donc le dérèglement climatique peut être considéré comme « un accélérateur des tensions, un multiplicateur de risques » terroristes.

Vous pouvez consulter tous ces articles au CDI du lycée. Bonne lecture.

Yannick CHASTANG
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