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- Le collège au théâtre !!! -

Partager 10/03/10  

 

 

 
 

LES CINQUIEMES ET LE MALADE IMAGINAIRE DE MOLIERE, MIS EN SCENE PAR PHILIPPE FAURE.

 

                                       « Argan, c’est moi,

                                          Je le dis sans aucune pudeur.

                                          Je suis lui. Il est moi » . P. Faure     

 

Déclaration qui n’est pas s’en rappeler une autre toute aussi surprenante : « Madame Bovary, c’est moi ».G. Flaubert .

 

Un écrivain du XIXème, un metteur en scène du XXIème, des affirmations qui ouvrent la porte à tous les possibles, à toutes les exaltations, à tous les délires du Moi .Pour le metteur en scène, il s’agit plus que d’une incarnation professionnelle mais de la rencontre décisive entre un homme et un personnage, et quel personnage, Argan, l’hypocondriaque !

 

Le spectateur pénètre visuellement dans le monde aseptisé du personnage qui se trouve enfermé dans une inquiétante solitude : un décor blanc relié à la réalité extérieure uniquement par un mince rideau rouge ! Le blanc des murs d’hôpitaux, le blanc de la maladie ou du monde intérieur d’Argan qui flotte dans ce décor comme un personnage désincarné, protégé par cette ouate de l’extérieur, de la Vie… qui semble dure, Noire à cet Homme  qui a peur de grandir et donc de vieillir.

 

Les autres personnages adultes, tout vêtus de noir- élégants, extravagants ou grotesques- semblables à des mouches viennent souiller l’univers immaculé d’Argan comme dans un jeu de dominos où s’affrontent le blanc et le noir.

 

A l’ombre de ce décor bizarre, deux jeunes filles en fleurs, Angélique et sa jeune sœur, seules notes de fraîcheur et de vie !

 

C’est à cette vision poétique que les collégiens ont été sensibles :cette palette sobre de couleurs faisant évoluer les personnages dans un monde irréel, le monde du rêve, de l’enfance : « Cet entêtement absolu, ce désir de retrouver le don de l’enfance, de jouer l’enfant, c’est moi ! ».Faure.

Argan, l’hypocondriaque, un enfant !!! et oui, le théâtre ne finira jamais de nous surprendre !

 

                                                                                                         Lamas M .