LE RESTAURANT ROMAIN !!!!!!
Chez les latinistes de 4ème
Vendredi 11 février 2011
La cuisine, un art de vivre, une culture à retrouver et à partager.
Le De re coquinaria d’Apicius ou l’Art culinaire d’Apicius est le nom donné à une compilation de recettes culinaires romaines de la fin du ive siècle. L’art culinaire d’Apicius bénéficie d’un prestige exceptionnel dans tout l’empire romain et l’empire byzantin, puis dans tout l’occident chrétien, et même les arabes le développent sur leurs terres d’Andalousie .
Se plonger dans ses recettes, les traduire, les commenter et essayer de cerner les caractéristiques de la cuisine antique fut l’objectif n° 1 !
Ensuite, il fallut choisir les plats des entrées aux desserts pour composer le repas. Selon leur goût ou leur penchant gourmand, les élèves se répartirent les mets sélectionnés pour les confectionner à la maison.
Le jour de la « fête » fixé, les cartons d’invitation rédigés et remis aux professeurs appartenant à l’équipe pédagogique et à la direction, il fallut passer à l’action : retrouver les ingrédients pour parvenir à composer les plats en respectant les saveurs d’antan. Ce fut facile à l’exception du garum remplacé par le nuoc man car les denrées de base indispensables n’ont pas varié à savoir, la farine, l’huile d’olive, le miel, les fruits et légumes méditerranéens, les épices, herbes et condiments variés tels le sel, le poivre, l’ail, l’aneth, l’anis, la coriandre, le céleri etc…
Les petits cuisiniers, le jour dit se sont transformés en professionnels de l’hôtellerie pour métamorphoser la salle de permanence en salle de réception, le « Triclinium » et dresser le buffet pour que la « gustatio » puisse commencer avec les « patinae » de toutes sortes, de cocombre ou de laitue, suivies de la « cena » où le porc au miel a ravi les plus récalcitrants ,et enfin les « dulciae » pour clôturer le festin : crêpes, pain au miel, crèmes etc… pour flatter les papilles gustatives et le plaisir du palais !
Mis en appétit par les effluves particulières émanant des mets salés-sucrés les invités enseignants et élèves de 3ème sans être allongés comme il se doit, ont savouré et fait honneur au repas ne laissant que quelques miettes sur la nappe blanche, n’ayant pas besoin de répondre à la maxime suivante :
« Gusta. Si quid deest, addes. »
Du travail certes mais une expérience réussie : avoir étudié quelques fragments du livre d’Apicius, c’est rendre hommage au père de la cuisine européenne et permettre aux élèves et aux convives
de s’approprier « nos racines culturelles » en retrouvant les saveurs passées. C’est éduquer le goût des jeunes en leur montrant que la cuisine est un art associé à une culture, un mode de vie et de pensée.
Sur le plan pédagogique, aborder l’étude de la langue latine par le biais de la civilisation est une incitation à poursuivre les études dans cette voie : une APPROCHE LUDIQUE et EFFICACE pour le plaisir d’ apprendre.
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